Conférence-débat | Les enjeux d’une traduction | Lalibétè ka vini !

Mardi 29 mai, à 19 h, l’historienne Myriam Cottias (CNRS) et la linguiste Corinne Mencé-Caster (Université Paris-Sorbonne) participeront à une conférence-débat, animée par Loïc Céry (ITM) à la Maison de l’Amérique Latine sur les enjeux de la traduction en créole des décrets d’abolition de l’esclavage de 1848.

C’est à la fois un événement éditorial important de cette année qui marque le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage de 1848, et un geste mémoriel et historiographique majeur : la traduction en créole proposée par Rodolf Étienne des décrets d’abolition du 27 avril 1848 (Lalibèté ka vini ! Éditions Scitep, 2018) restitue toute la charge humaine de ces textes connus, mais qui résonnent enfin dans la langue par laquelle ils furent annoncés à ceux à qui ils s’adressaient. Lire ces décrets historiques en créole, c’est en quelque façon accomplir par le moyen de la traduction, un prodige de remémoration, une sorte de recontextualisation de l’histoire par la langue, celle qui faisait le quotidien des esclaves, en ces jours de promulgation dans les colonies, de la loi de la République.
Nous envisagerons les aspects historiques et linguistiques de cette traduction événement, avec l’historienne Myriam Cottias, directrice de recherche au CNRS, présidente du CIRESC (Centre international de recherche sur les esclavages et post-esclavages) et la linguiste Corinne Mencé-Caster, professeur à l’Université Paris-Sorbonne. Des lectures d’extraits de la traduction des textes en créole seront effectuées au cours de la soirée par Mariann Mathéus.

Lalibétè ka vini !
Rodolf Étienne (traduction et commentaire)
2018