La yole ronde classée patrimoine culturel et immatériel

Yoles rondes de la Martinique

Grâce à la persévérance d’un passionné, la yole ronde martiniquaise est désormais inscrite à l’inventaire des savoir-faire du patrimoine culturel immatériel de la France.

Le comité du patrimoine ethnologique réuni en séance le 12 janvier 2016, a décidé d’insérer la pratique de la yole ronde à l’inventaire du patrimoine culturel immatériel de la France.

La yole de Martinique

La yole ronde fait partie intégrante de l’identité de la Martinique et de son histoire maritime. L’histoire de cette embarcation traditionnelle débute au XVIIe siècle. Des premiers navigateurs amérindiens jusqu’à nos jours, ce sont les apports et les mélanges des techniques navales de ces diverses composantes de la population qui ont abouti à la création d’une forme d’embarcation unique au monde, ainsi que d’une navigation propre à celle-ci. La yole martiniquaise est donc à la fois originale et pluriethnique. À l’origine, elle servait à la pêche et au transport de personnes, de matériels et de produits en tout genre. Mais avec le temps, c’est un engouement réel pour cet élément de la culture martiniquaise qui est né avec les régates de yoles rondes.

À ce jour, il n’existe pas de sauvegarde pour la pratique vivante de la yole, alors même qu’elle s’ouvre sur le monde. En effet, aujourd’hui, yoles et BB yoles sont invitées et bienvenues dans la Caraïbe et dans l’Hexagone.

Le porteur du projet

Édouard Tinaugus est né au Robert. Ce martiniquais, à la fois passionné et pragmatique, conducteur de métro à la RATP, est un ardent défenseur du patrimoine antillais. C’est à son action, en particulier, que les Parisiens doivent le rétablissement à la station de métro Nation des armoiries de la Guadeloupe et de la Martinique, un temps disparues, et la création d’une future station de métro Aimé Césaire sur la ligne 12 (ouverture prévue en 2019).

Il milite sans relâche pour que la pratique de la yole soit reconnue au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco. Cette inscription à l’inventaire du patrimoine culturel et immatériel de la France est un premier pas vers cet objectif.

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