La Guadeloupe

L’archipel guadeloupéen

La Guadeloupe et ses dépendances proches constituent un petit archipel au sein de la chaîne archipélagique des petites Antilles, qui s’étend du nord au sud et ferme la mer des Caraïbes à l’est. Les îles les plus orientales des petites Antilles, formées de madrépores fossiles sur un socle volcanique, sont généralement basses, tandis que les îles occidentales, formées de volcans dont certains en activité, sont élevées. L’archipel guadeloupéen se situe à environ un millier de kilomètres du continent sud américain, environ 2 000 kilomètres de l’Amérique du nord et 7 000 kilomètres de la France européenne. Le climat tropical est tempéré par les vents alizés soufflant de l’est, plus fort au premier semestre. Des cyclones parfois dévastateurs peuvent survenir de juin à octobre. Les îles sont peuplées d’Amérindiens, Arawaks puis Caraïbes jusqu’au XVIe siècle.

Les Français, présents à Saint-Christophe en 1625, colonisent la Guadeloupe à partir de 1635. Des Africains sont introduits comme esclaves. Après l’abolition de l’esclavage, en 1848, des travailleurs originaires de l’Inde sont recrutés. Avec quelques autres apports humains, une société créole, métissée, se constitue. La population guadeloupéenne atteindra environ 300 000 personnes vers 1930 et 400 000 vers 2000. Les îles produisent du pétun, de l’indigo et du coton au XVIIe siècle. Le sucre de canne et le rhum deviennent les principaux produits d’exportation, relayés par la banane à partir des années 1930. Le tourisme se développe dans les années 1970. Faute d’une production locale suffisamment diversifiée, la Guadeloupe doit importer des biens de consommation et d’équipement en quantités croissantes. Longtemps, les échanges extérieurs sont assurés uniquement par voie maritime. Actuellement, le transport des passagers est assuré par l’avion au long-cours et se partage entre le navire et l’avion au cabotage, tandis que le transport des marchandises est effectué par voie maritime en presque totalité.

L’archipel guadeloupéen comprend deux îles principales, la Grande-Terre et la Basse-Terre, dans lesquelles se rassemble la plus grande partie de la population. Ces îles sont séparées par la rivière Salée qui, plutôt, les réunit pour former le « continent guadeloupéen ». Les « dépendances proches » groupent Marie-Galante, les Saintes (qui constituent elles-mêmes un archipel, autour de Terre-de-Haut et Terre-de-Bas), Désirade et Petite-Terre (également composée de deux îles). Les « dépendances éloignées », Saint-Barthélemy et Saint-Martin, sont géographiquement excentrées par rapport à l’archipel guadeloupéen et ont été longtemps rattachées administrativement à la Guadeloupe, malgré l’éloignement et un particularisme très marqué. Elles constituent désormais des collectivités territoriales.

BlasonGuadeloupe

La Guadeloupe en tant que telle ne dispose pas de blason officiel, car l’île possède le statut de région et de département de la République française. La Guadeloupe possède toutefois un blason qui n’a pas valeur officielle, et qui n’est donc pratiquement pas utilisé.
Ce blason apparait sur les écussons en tissus ou sur les pièces de collection de 10 euros de la Monnaie de Paris.
Celui-ci est composé d’un champ de sable dans lequel apparait un soleil d’or accompagné d’une branche de cannes à sucre. Dans la partie supérieure, d’azur, on peut voir trois fleurs de lys d’or symbolisant la souveraineté française.